vendredi 18 décembre 2009
Ribeira de Torre - Porto Novo
Pour la 3ème journée, nous prenons "un chauffeur" car Jo rend les armes : elle a une énorme ampoule au gros orteil droit ! Nous sommes ballotés car là, pas de route pavée, juste une piste et de la caillasse de partout, on a l'impression qu'il y a eu un énorme éboulement dans la nuit. Nous tomberons sur des capverdiens en train de tuer un cochon dehors, au bord de la route... le chauffeur leur a demandé si l'on pouvait les prendre en photo, ils ont dit oui, se sont époussetés le tee-shirt et ont pris la pose. Eric leur montre la photo, ils étaient fiers et morts de rire, vraiment les capverdiens sont super sympas. Ensuite, nous revenons sur Ribeira Grande pour trouver un taxi collectif qui nous amène à Porto Novo (ferry pour le retour à Mindelo). Les palabres commencent alors sur la place, car nous voulons passer par la route de la Corda qui est magnifique, mais certains ne l'emprûntent plus pour aller à Porto Novo car une nouvelle route a été construite. Nous en trouvons finalement un qui nous prend car il habite le village de Corda, le problème c'est que lorsque nous arrivons devant sa maison, il ne veut pas aller plus loin !!! Heureusement, une de ses filles parle un peu français, elle comprend la situation et nous finissons notre trajet avec un de ses frères... Arrivés à Porto Novo où une chaleur écrasante... et oui, s'abat sur nous, nous trouvons un petit bar-restaurant tenu par Giorgio, décorateur italien, qui a pris sa retraite au Cabo Verde depuis 3 ans. Nous nous apercevons qu'il ne nous reste plus que 850 escudos (8,5 €) pour boire et manger. Mais Giorgio a bon coeur : 2 cocas bien frais et 2 assiettes de spaghettis al dente à la bolognaise nous sont servis. Notre séjour sur cette île merveilleuse de Santo Antao s'achève, il est l'heure de prendre le ferry.
lundi 14 décembre 2009
Ponta do Sol - Ribiera Corvo
Malgré une nuit réparatrice, le réveil musculaire a été... catastrophique. Ayant les jambes raides et douloureuses, notre démarche s'apparente à celle des pingouins, et rien que le fait de descendre les quelques marches d'escaliers de notre chambre pour aller prendre le petit déjeuner est un vrai calvaire. Nous avons pris une chambre chez Mme DEDEI, mais c'est chez Fatima, bien connue à Ponta do Sol, que nous prenons nos repas et petits déjeuners. La randonnée du jour doit nous permettre de rejoindre le petit village de Fontainhas puis le Ribeira do Corvo. Fatima nous dit qu'il y en a pour moins d'une heure pour rejoindre Fontainhas, les capverdiens marchent très vite... Aujourd'hui, petit sac à dos avec sandwiches et eau, car ce soir nous revenons au même endroit. Les premières foulées sont petites et lentes puis au fur et à mesure que nous avançons cela va un peu mieux. En route, on croise un jeune Capverdien avec une roue de brouette, Eric pense qu'elle est crevée et qu'il va la faire réparer à Ponta do Sol. Au bout d'un peu moins de 2 heures (merci Fatima), nous arrivons au village de Fontainhas. Cette vallée est magnifique, tout est beau, les montagnes, le petit village, la mer, les cultures. Parfois, pour cultiver une seule rangée de maïs, un mur en pierres sèches est bâti sur 2 mètres de hauteur. Cela représente un travail phénoménal. D'habitude notre appareil photo ne "zoome" pas assez, mais là, c'est la première fois où nous regrettons de ne pas avoir un objectif grand angle. Nous alternons montées et descentes, puis nous déjeunons au col juste avant Ribiera do Corvo. Pendant notre pause, on revoit le jeune avec la roue de brouette, on n'avait pas fait attention, mais il marche vraiment plus vite que nous puisqu'il venait de faire l'aller-retour à Ponta do sol, pendant que nous, avec peine venions de faire l'aller !!! Puis arrive un groupe d'écolières, en uniforme, l'une d'elles tient dans ses mains ses chaussures et son cahier d'école et sur sa tête une bouteille de gaz de 3 kg trône... L'école est obligatoire jusqu'à 14 ans, ce qui est très bien pour un pays d'Afrique, pour des raisons de place et de déplacements, les enfants vont à l'école soit le matin, soit l'après midi. Nous reprenons tranquillement notre chemin pour être à Ponta do Sol en milieu d'après- midi afin de voir les pêcheurs arriver au port car il paraît que leur rentrée est sportive, vu l'étroitesse du passage et les vagues qui viennent s'écraser.
samedi 12 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
Ilha Santo Antao, paradis des randonneurs...
Cette semaine, visite de 3 jours de l'île de Santo Antao,traversée d'une heure en ferry mardi matin à 08h00 depuis Mindelo pour rejoindre Porto Novo.
A notre arrivée, une nuée de chauffeurs nous assaille pour nous emmener à l'endroit que nous voulons (il faut dire que nous touristes ne passons pas inaperçus : short, chaussettes et chaussures de randonnée, eux sont en tongs !). On fait "affaire" avec l'un d'eux qui nous amène au point de départ de notre première balade.
Nous traversons le Cova de Paùl, un cratère parfait, rond et profond au fond duquel les paysans cultivent sur de petites parcelles toutes sortes de légumes. Dès notre arrivée au col, nous apercevons le magnifique paysage avec en contre-bas la Figueiral de Paùl. N'étant pas des marcheurs confirmés... et surtout pas entraînés, le paradis que nous avions sous les yeux ne tarda pas à se transformer en enfer !!! Pourtant on était bien équipé, Eric avait même pris le sac à dos de son père... pour faire grand randonneur, mais une descente vertigineuse de plus de 2 heures, avec un dénivelé de presque 1000 mètres, nous attend pour rejoindre le fond la vallée. On s'est littéralement "exploser les rotules", dans cette descente. A la fin, on avait l'impression d'avoir les jambes de Pinocchio, tout en bois... Ce chemin de mules, parfois taillé dans la roche ou en surplomb sur murs en pierre sèches, a été bâti il y a plus de 500 ans. Eric, en connaisseur, a su apprécié ces travaux. Dès notre arrivée dans le petit village de Cha de Fazenda, le premier Cap Verdien que nous rencontrons se met à crier en nous voyant "Oh Sandro". Ne comprenant pas pourquoi il crie, nous ne bougeons plus. Arrive alors en courant le sus nommé Sandro. Français du Lavandou, installé depuis 11 ans sur l'île de Santo Antao, tient un bar-restaurant avec chambres, on y trouve aussi de l'artisanat local, du grogue, du pontche etc... Ah c'est sûr, on ne peut pas rater Sandro, de plus il est très sympatique. Son accueil et sa bière bien fraîche a eu un effet réparateur, non pas sur notre condition physique mais sur notre mental... Après cet arrêt, nous continuons notre descente, encore 4 heures de marche mais plus cool jusqu'à Paùl en bordure de l'Océan. Vers la fin, raides de fatigue, nous prenons un alugueur, taxi collectif, pour aller à Ponta do Sol... pour dormir ENFIN !
vendredi 4 décembre 2009
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